Editos

Edito#1: Afromarketers – Créativité en héritage, performance en ligne de mire!

nana benz du togo

Un magazine par et pour tous les Afromarketers

Le magazine AfroMarketers se veut un outil qui transcende les théories académiques, les idées préconçues, les solutions toutes faites ou conçues ailleurs… pour donner la parole aux hommes et aux femmes qui, chaque jour, s’accomodent avec les réalités du continent africain, ses contraintes, ses richesses, ses mutations… pour amener leur entreprise plus haut, plus loin. Car, comme le dit le fameux dicton:

« Si vous voulez comprendre comment un lion chasse, n’allez pas au zoo, allez dans la jungle ».

AfroMarketers : un même métier mais différentes approches

Ayons l’humilité de le reconnaître, le marketing n’est pas le seul facteur de réussite d’une entreprise, mais elle y contribue d’une façon non négligeable.

Qu’il prenne la forme d’une étude de marché, une enquête clientèle, une politique CRM, une publicité, un choix de positionnement low-cost ou premium, une stratégie de niche, une innovation en packaging, un modèle de distribution original, une communication de crise, une stratégie d’affiliation, un storytelling, une politique de fidélisation, un social selling… la finalité du marketing reste la même quels que soient l’entreprise et/ou son marché cible: « Satisfaire les besoins et désirs des consommateurs d’une manière rentable pour l’entreprise » (Le marketeur, Christian Michon, 2010).

Mais les moyens pour atteindre ce résultat peuvent différer d’un continent à un autre, d’un pays à un autre, d’une ville à une autre, d’un village à un autre, mais aussi d’une entreprise à une autre, d’un marketeur à un autre, d’une époque à une autre…

Avec AfroMarketers, nous voulons mettre en perspective ces différentes approches, pratiques, initiatives, idées, innovations, expériences… afin de faire ressortir les plus pertinentes sur le continent.

AfroMarketers : un métier d’avenir ?

Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, le continent Africain reste un petit marché pour les études de marché et de marketing avec 400 millions de dollars (L’Afrique du Sud représente, à elle seule, près de 50% de ce petit marché), soit à peine un peu plus de 1% du marché mondial, alors qu’il représente 16% de la population mondiale – Source Esomar 2015.

Mais tous les indicateurs laissent entrevoir un prochain changement de braquet. Avec le réveil des lions (économies africaines émergentes), on observe une croissance économique soutenue, une classe moyenne en hausse, une population jeune et désireuse de consommer, des monopoles qui se cassent, un intérêt non dissimulé des multinationales, une concurrence de plus en plus forte, des clients de plus en plus exigeants, Internet qui se généralise, l’e-commerce qui se développe, le paiement mobile qui explose…

ON EST PLUS LE FILS DE SON ÉPOQUE QUE LE FILS DE SON PÈRE.
Le marketing africain a jusqu’à maintenant été intuitif et frugal. Pour réussir dans cette nouvelle jungle, il faudra désormais aussi faire preuve de créativité, de pragmatisme, de rigueur et s’adapter à son temps et à son environnement. Un challenge passionnant que le magazine Afromarketers est prêt à relever avec vous.

AfroMarketers : retourner aux sources pour trouver l’inspiration

Avez-vous déjà entendu parler des « Nana-Benz » (photo de couverture), ces illustres femmes d’Afrique de l’Ouest, illettrées pour certaines, mais avec un sens des affaires hors du commun ? Fortes de leurs réussites commerciales, elles étaient les premières à pouvoir s’offrir les berlines allemandes Benz. La légende raconte même qu’elles mettaient leurs voitures à disposition de l’Etat, lors des visites officielles.

Tout a commencé vers la fin du XIXe siècle. Des pagnes imprimés aux Pays-Bas et en Angleterre, grâce à une technique alliant teinture et cire, étaient destinées au marché asiatique. Les navires en provenance de la Hollande faisaient alors escale au Ghana et au Togo. Y voyant une belle opportunité d’affaires, ces commerçantes s’organisent pour signer des contrats d’exclusivité avec les fabricants. Une génération de grossistes, surnommées les « Nana-Benz » au Togo, vient de naitre. Toute l’Afrique de l’ouest et centrale vient à Lomé, plaque tournante du wax hollandais, pour s’approvisionner en pagnes colorés aux noms évocateurs : « Mari capable », « Si tu sors, je sors », « Fleur de mariage ».  La créativité des Nana Benz les conduira même à faire imprimer sur les pagnes leurs propres dessins, inspirés du quotidien de l’Afrique : tomates mûres, gombos frais, poule et poussins, etc.

En leur temps, ces illustres femmes avaient déjà saisi toute la quintessence du marketing : « Satisfaire les besoins et désirs des consommateurs d’une manière rentable pour l’entreprise ».

En intégrant des motifs de pagne dans son logo, AfroMarketers a voulu rendre hommage au travail, à l’abnégation, à la créativité de ces mamans, et amener la nouvelle génération à s’en inspirer.

“La chance aide parfois, le travail toujours.”

Afromarketers : come be part of the story !

L’aventure d’AfroMarketers commence aujourd’hui. Cette histoire s’écrira grâce à vous. Nous avons voulu ce magazine collaboratif, car nous sommes convaincus que c’est par le partage, les échanges, les retours d’expériences… que grandira l’afromarketing créatif et performant que nous appelons tous de nos vœux. Car comme on le dit chez nous :

« Pour qu’un enfant grandisse, il faut tout un village. »

AfroMarketers, à vous de jouer maintenant !

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